Santé

Santé

Dans son processus d’évaluation des impacts pour les projets de développement, en particulier sur les terres fédérales, le gouvernement fédéral tient compte de la façon dont les changements éventuels des niveaux de pollution ambiante peuvent affecter la santé des collectivités à long terme. La qualité de l’air, la qualité de l’eau, le bruit et les aliments prélevés dans la nature sont des facteurs qui peuvent affecter la santé des communautés.

Qualité de l’air

Les principaux polluants atmosphériques à surveiller au Canada sont les particules fines, l’ozone troposphérique, le dioxyde d’azote et le dioxyde de soufre. Certaines régions du pays peuvent être aux prises avec des enjeux liés à divers autres polluants, tels que les métaux.

Ces polluants peuvent avoir des répercussions importantes sur la santé de la population, notamment:

  • l’exacerbation de l’asthme et des symptômes connexes
  • une gamme d’autres effets respiratoires
  • les effets sur les résultats cardiovasculaires, y compris les crises cardiaques
  • le développement de maladies cardiaques
  • l’augmentation du risque d’être admis à l’hôpital
  • les décès prématurés

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Évaluation des risques pour la santé humaine

Une évaluation des risques pour la santé humaine peut aider à déterminer s’il existe des risques potentiels pour la santé associés aux activités de développement qui ont lieu au Canada. Trois éléments doivent être présents pour qu’il y ait un « risque » pour la santé:

  1. Un danger : signifie le mal que quelque chose peut causer. Par exemple, un produit chimique rejeté dans l’environnement
  2. Un récepteur : individus ou communautés
  3. Une voie d’exposition : la façon dont les gens sont exposés au contaminant. Par exemple, l’ingestion ou l’inhalation d’air, d’aliments ou d’eau.

Qualité de l’eau

La contamination de l’eau souterraine ou de l’eau de surface par les activités de développement peut avoir des répercussions sur les sources d’eau potable, ce qui affecte directement la santé humaine. Au Canada, la responsabilité de la salubrité de l’eau potable est partagée par les divers ordres de gouvernement et d’administration.

  1. Provinces et territoires : La responsabilité principale de l’approvisionnement du public en eau potable incombe généralement aux provinces et aux territoires.
  2. Municipalités : Les municipalités supervisent habituellement l’exploitation quotidienne des installations de traitement et des réseaux de distribution.
  3. Le gouvernement fédéral : Au delà du développement des recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada, le gouvernement fédéral a ou partage la responsabilité d’assurer la salubrité de l’approvisionnement en eau potable sur les terres fédérales, dans les installations fédérales, dans les collectivités des Premières nations au sud du 60e parallèle ainsi que dans les navires, les trains et les avions interprovinciaux.

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Bruit

L'Organisation mondiale de la santé émet des lignes directrices sur les limites de niveau sonore recommandé destinées à protéger les personnes contre les effets négatifs du bruit. Ces impacts peuvent inclure des troubles de sommeil, des interférences dans la communication, des désagréments à long terme et des troubles auditifs.

L'évaluation des émissions sonores potentielles reliées aux activités de développement de nouveaux projets et de la manière dont elles peuvent contribuer aux niveaux de bruit cumulés dans les communautés permet d'identifier des stratégies plus adéquates afin d’atténuer leurs effets.

Aliments prélevés dans la nature

L’accès aux aliments prélevés dans la nature contribue à améliorer la nutrition de nombreuses communautés. Cependant, un accès réduit à ces aliments ou leur possible contamination peuvent affecter la nutrition et entraîner des risques accrus pour la santé.

Les activités de développement peuvent causer un déplacement de la faune et réduire l’accès des communautés à la nourriture traditionnelle. Les contaminants présents dans l’air ou l’eau peuvent s’accumuler dans la chaîne alimentaire et transformer les aliments traditionnels en une voie d’exposition. Cela peut affecter de manière disproportionnée les communautés autochtones où les aliments prélevés dans la nature représentent souvent une partie importante du régime alimentaire global. Par exemple, la bio-accumulation du méthylmercure dans le poisson et sa consommation ultérieure par les humains est une voie de contamination alimentaire courante pour les aliments prélevés dans la nature. L’ingestion de méthylmercure est liée à des effets neurologiques, en particulier chez les enfants.